Je m'appelle Amany Hatem, thérapeute énergéticienne psycho-corporelle à Montpellier.
Je n'ai pas toujours accompagné les autres. J'ai d'abord dû me traverser moi-même.
Placée en famille d'accueil à 9 mois, j'ai grandi avec cette question dans le corps avant même de l'avoir dans les mots : est-ce que j'ai le droit d'être là ? Est-ce que je mérite ma place ?
Cette blessure de légitimité — je ne la connais pas par les livres. Je la connais de l'intérieur. Elle a traversé mes choix, mes silences, mes relations, ma façon de créer.
C'est elle qui m'a menée vers la thérapie psycho-corporelle. Parce que j'ai compris que tant que je ne la travaillais pas dans le corps — pas seulement dans la tête — elle revenait.
Depuis toujours, l'art traverse ma vie comme un fil invisible mais constant. Mélomane instinctive, ancienne DJ, curieuse du chant lyrique — je n'ai jamais exercé artistiquement à titre professionnel. Mais j'ai vécu, de l'intérieur, ce que c'est que de douter de sa légitimité à créer, à se montrer, à occuper un espace.
C'est peut-être pour ça que les artistes viennent à moi. Non pas parce que j'en suis une — mais parce que je connais cette blessure qui précède l'acte de créer.
Ce parcours multiple m’a appris une chose essentielle : créer, ce n’est pas seulement produire.
C’est traverser des doutes, des blocages, des élans contradictoires. C’est chercher l’accord juste entre ce que l’on ressent, ce que l’on incarne et ce que l’on montre au monde.