Tout le monde doute. Mais tout le monde ne souffre pas du syndrome de l'imposteur.
- Amany Hatem
- il y a 15 minutes
- 3 min de lecture
Confondre les deux, c'est passer à côté de ce qui vous bloque vraiment.

Les 5 niveaux du doute
Il existe une échelle. Un continuum entre le doute sain, celui qui affine, et la certitude d'être une fraude, celle qui immobilise. Voici où vous vous situez.
Le doute créatif
Vous questionnez votre travail, vous cherchez à vous améliorer. C'est la base de tout processus artistique vivant. Ce doute est une boussole.
L'incertitude situationnelle
Face à un nouveau projet, un nouveau contexte, vous ne savez pas encore. C'est normal, c'est temporaire. Ce doute disparaît avec l'expérience ou l'information.
La comparaison chronique
Vous mesurez votre valeur à l'aune de ce que les autres semblent maîtriser. Vous regardez leurs œuvres, leurs parcours, leurs reconnaissances, et vous vous trouvez toujours en dessous. Ce doute est fatigant, mais encore réversible.
L'auto-sabotage actif
Vous refusez des opportunités. Vous procrastinez des projets qui vous tiennent à cœur. Vous minimisez vos succès avant même que les autres ne les voient. Ce doute agit déjà. Il décide à votre place.
Le syndrome de l'imposteur
Vous êtes convaincu(e), malgré les preuves, d'avoir tout obtenu par chance, par erreur, ou parce que personne n'a encore percé le vrai vous. Et vous attendez. Vous attendez qu'on vous démasque.
La différence fondamentale entre le niveau 1 et le niveau 5 ? Ce n'est pas l'intensité du doute. C'est sa source. Le doute sain vient de l'extérieur, d'un projet, d'une situation. Le syndrome de l'imposteur vient de l'intérieur, d'une conviction sur ce que vous êtes.
POURQUOI LES ARTISTES SONT PLUS EXPOSÉS
Dans une crise de milieu de vie, quelque chose se fracture. Les repères du passé ne tiennent plus. Et si vous traversez une reconversion vers quelque chose qui ressemble enfin à vous, le sol tremble doublement.
Parce que le travail créatif n'a pas de barème. Pas de diplôme qui prouve que vous pouvez. Pas de hiérarchie qui valide votre place. Vous devez vous légitimer vous-même, dans un espace où la subjectivité règne et où le regard des autres peut tout sembler remettre en cause.
Ce n'est pas de la modestie. Ce n'est pas de la sensibilité d'artiste. C'est un mécanisme cognitif identifié, étudié, nommé. Et surtout : il peut se dénouer.
70 % des individus ressentent le syndrome de l'imposteur à un moment de leur vie (Paulhus et Harvey, 1981)
3 fois plus fréquent chez les profils à haut potentiel créatif et les personnes en transition de vie (Université de Géorgie, 2020)
Vous n’êtes donc pas seul, loin de là. C'est pour cela que je prévois un atelier en groupe. Plus de détails lors de l’évènement ... |
Sommaire:
Du doute qui construit au syndrome qui paralyse : comprendre pour se libérer Mercredi 15 juillet · 9 h 00 à 10 h 15 · En ligne, lien envoyé après inscription
À propos d'Amany HatemMon accompagnement touche aux fondations de l'être : l'estime de soi, la légitimité, le besoin de reconnaissance, la confiance en soi. Il s'adresse aux artistes et créatifs et aux personnes en transition de vie, qui ressentent des blocages intérieurs à la création ou une perte de sens. |

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